Si seulement ou la porte du désir.

Les si et la puissance du désir – Piège ou opportunité ? 

Chapitre 16

écran de désir

« Alice imaginait déjà leur rencontre à l’aéroport JFK. Juan lui donnerait un baiser sur la joue et prendrait sa valise ; ils traverseraient le hall et gagneraient le parking. Et là, au détour d’une allée, sous la lumière d’un néon criard, Juan la presserait contre lui…Il lui donnerait un baiser qui lui emporterait la bouche… »

Désir et frustration : un cocktail détonnant.

Tous les psychanalystes et les spécialistes des neurosciences l’affirment : c’est du manque que nait la frustration et de la frustration que nait le désir. Le désir est alimenté par la capacité à imaginer, à rêver, à produire une réalité qui nous échappe encore. Nous ne sommes que désir, affirment-ils !
Il suffit qu’un “objet”, une personne nous ait échappés pour que l’état de manque s’installe. Les amours inachevées, les histoires suspendues réveillent lorsque nous sommes au creux de la vague, dans la solitude d’une vie conjugale monotone, des appétits, des images imprécises de ce que notre vie aurait pu être si…
Les si ont un puissance redoutable. Ils enflamment notre imagination, nous poussent à aller chercher plus loin notre bonheur. Parfois, ils révèlent un besoin de conquête, de changement.
Et si nous avions pu concrétiser notre projet ?
Et si nous nous étions rencontrés pour de bon ? Et si… il était l’homme de ma vie ?

regard de désirCertaines personnes rationalisent, refoulent cette percée du désir. Ils font des tableaux dans des journaux intimes, pesant en colonnes le pour et le contre. Dois-je renoncer à cet engagement ?Dois-je quitter mon travail , Dois-je dire la vérité sur ce que je ressens ? D’autres, au travers d’une crise plus profonde, au détour d’un moment de lucidité douloureuse laissent affleurer ce désir ? Désir de vie la plupart du temps avant que le désir de mort ne s’insinue, quand le désir de vie ne trouve pas son objet.
Tous ces “si”, ces images de bonheurs inaccomplis, de paroles non-dites, tous ces pourquoi partent à l’assaut de notre petit coeur, de notre imagination, de nos émotions en bataille.

couleurs du désir

Une culture des « si » qui nous exaltent et nous enchaînent. 

S’imposant, la nuit, le jour, les “si” arrivent parfois à nous vaincre. Leur capacité persuasive nous fait entrer dans le monde des fantasmes (je parle ici de rêves puissants pas de perversions) et nous introduisent dans un avenir où tout est plus beau, plus clair, plus facile.
C’est humain. Mais ce processus qui libère nos souvenirs parfois embellis et nous fait remonter l’horloge du temps, masque aussi la dureté de la vie, l’inexorable réalité de nos blessures, de nos limites et de celles de l’autre.

Les romanciers adorent les “si”.

Ils en font leur nourriture quotidienne pour bâtir leurs histoires, inventer un rebondissement, renforcer le rôle d’un personnage.

L’ amour courtois, le courant romantique, les contes de fées qui nous narrent la transformation du crapaud en merveilleux prince charmant, le fameux adage, « ils vécurent longtemps heureux et eurent beaucoup d’enfants » ont façonné notre inconscient depuis notre tendre enfance… Nous en sommes tous les victimes conscentantes…

Dans la quête d’amour, d’un amour vrai et sincère, on peut se perdre. Se noyer dans des souvenirs, dans un « après » qui nous fait trembler.

Mais comment rêver sa vie quand l’envie est partie ? Comment reprendre le cours d’une existence insignifiante et vide et reconstruire ce qui n’est plus que cendres ?

Alice cherche sa voie et à cet instant précis, alors que le « Si » de l’être aimé et perdu il y a tant d’années murmure à son âme assoiffé, le besoin primaire d’être entourée, chérie, reconnue dans sa féminité lui fait perdre la tête.

Et vous, où en êtes-vous de vos ambitions, de vos rêves détruits, de vos chimères, des souvenirs qui vous taraudent ?

Un  autre « Si » à la hauteur de nos désirs, de nos détresses et de nos manques.

Celui qui vous a créé connait votre besoin. Il fait entendre sa voix avec un Si qui résonne comme un appel. L’engagement de l’Amour qui soutient tout l’univers.

« Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Jean 4 /10

amour vrai et désir de aimer

Qu’en sera-t-il d’Alice ?

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LES VOEUX SINCERES D’UN AMOUR EXTRAVAGANT

D’UN NOEL A L’AUTRE… D’UN JOUR DE L’AN A L’AUTRE…

Extraits de la vie d’Alice-Scarlett-Annie

Alice perdue… NOEL 2011

« Noël apporta son lot de vrais bonheurs et de cruelles déceptions.
Sophie, en mission humanitaire en Thaïlande bavarda quelques minutes avec ses parents sur Skype. Le matin de Noël, sous le sapin orné de nouvelles guirlandes rouges et or, on avait rassemblé comme à l’accoutumée tous les paquets-cadeaux. Cette année encore, Alice les avait tous gâtés. Didier n’aimait que les « choses utiles » et il avait été exaucé. Elle lui avait offert une brosse à dent électrique dernier cri et un pull en cachemire beige. Pour son fils, elle avait choisi une sublime chemise en popeline noire et un bon d’achat qui lui permettrait de compléter l’équipement de son studio lyonnais. Laura avait reçu un peu d’argent et une jolie montre.
Ses enfants l’avaient comblée. Geoffroy avait déniché pour sa mère un plateau en argent aux lignes épurées et Laura lui avait donné avec un gros câlin, un énorme flacon de Chanel N°5 qui l’avait certainement ruinée……
Tous deux avaient écrit une carte de vœux où ils exprimaient avec effusion leur amour et leur gratitude. Curieusement, Geoffroy formait aussi le souhait que leur famille « reste unie en cette nouvelle année ».
Cette phrase-là avait plongé Alice dans une grande perplexité. En quoi leur famille se trouvait-elle menacée ? »

Alice retrouvée… NOEL 2012

« Ça va ma chérie ? Tu as encore mal ? »
« Non, Didier. Ne t’inquiète pas. Tout va bien maintenant, je n’ai plus mal. »
Didier referme doucement la porte qui couine encore. Ah, ces vieilles bâtisses !
« Ils n’auront pas faim et ils n’auront pas soif ; le mirage et le soleil ne les feront point souffrir car celui qui a pitié d’eux sera leur guide et il les conduira vers des sources d’eaux. »
La promesse qu’elle a lue ce matin dans le livre du prophète Esaie emporte le voile de tristesse qui couvrait son cœur depuis son réveil.
C’est Noël. Sophie dort près d’elle.
Elle n’a plus mal. »

J’ai vécu le meilleur et le pire le soir de Noël.
Et vous quel souvenir garderez-vous de ces fêtes passées ?

Un goût amer ?

Un peu de nostalgie ?

Une forme de reconnaissance ?

Et parlons du fameux « Jour de l’an » maintenant !
Votre cœur se gonflera-t-il de gratitude le premier janvier 2017 ou ressentirez-vous un vague soulagement que « les fêtes » soient enfin terminées ?

Qu’allez-vous faire et décider quand minuit sonnera ?

Répéter les mêmes mantras auxquels vous ne croyez plus ?
Boire le même champagne et avaler les petits toasts qui vous soulèvent le cœur ?
Faire le « clown » pour duper votre entourage ?
Sourire pour ne pas éclater en sanglots ?
Vous fondre dans la masse avec ce sentiment cuisant de solitude et d’insignifiance collé au cœur ?

La recherche du temps perdu

Alors que votre désir est ailleurs, que vos besoins profonds restent inassouvis ?

Vivrez-vous ce temps de « passage » comme un sursis ou comme une grâce ?

« A chaque jour suffit sa peine » Matthieu 6 : 34
« L’œil est la lampe du corps. Matthieu 6 : 22

 

Les bonnes résolutions s’évanouissent quand elles ne sont pas soutenues par une vision claire et une persévérance de chaque instant.

Que voulez-vous vraiment en cette nouvelle année 2017 ? Qui voulez-vous devenir ?

Croyez-vous encore au « père Noël » ou votre foi est-elle l’ancre de votre âme ?
Qu’avez-vous appris en 2016 de puissant, d’inoubliable ?
Quelles vérités avez-vous mis en pratique qui vous aideront l’an prochain ?

“Je crois que nous devons apprendre à marcher dans les vallées et dans les sommets, reconnaitre les temps où nos montagnes sont aplanies et celles où nos vallées sont exhaussées.”

Dieu met devant nous la mort et la vie à chaque nouveau jour et c’est dur de changer mais c’est possible.

Alice-Scarlett a vécu l’enfer et trouvé la joie.

Entre deux Noëls !

“Apprendre à vivre dans la lumière n’est pas l’affaire d’un Jour de l’an, mais d’une vie entière…”

Bon voyage en  2017 !

Chapitre 4 – Aveugle à la beauté ?

“Le vent avait faibli et le soleil à son déclin, marbrait la surface de l’eau, le sable et les roches de fragments d’or. Véra s’extasia sur la beauté du paysage.”

Les saisons sont un don du ciel.
Lorsque j’étais une adolescente et même plus tard, je ne jurais que par l’été, le chant des cigales, les champs de blé mur et les abricots !
Mais un hiver, il y a eu un “switch” dans mes pensées. Ma vision des choses a changé !
Je me trouvais alors en Suisse et chaque matin, j’avais pris l’habitude de me promener sur un sentier qui longeait le lac léman. Au fur et à mesure que le paysage évoluait, j’évoluais moi-aussi, saisie par le flamboiement de la vigne en automne, par la douceur ouatée des brumes de novembre et par la pureté des neiges accrochées au Mont-Blanc si proche et si lointain.
Je changeais et mes yeux s’ouvraient à la variété de la Vie, aux splendeurs de la nature.

Mon Alice ne sait plus qui elle est. Fermée dans sa solitude, elle ne voit rien, elle ne sent rien. Elle se comporte déjà comme une morte-vivante. Son attitude contraste avec celle de son amie Véra, qui mord la vie à pleine dent : une Véra qui vit à fond, à 110 % chaque minute qui s’offre à elle !

Savons-nous apprécier ce qui est familier ?

Nous émerveiller des changements de saison, des variations de la lumière sur les toits, du frissonnement des feuilles du gros tilleul centenaire dans la cour de la ferme, de la splendeur irisée des soleils couchants, du miroitement de l’onde…de la blondeur des blés à la moisson.

C’est gratuit. C’est à nous !