Chapitre 5 – Rendez-vous manqué !

Alice sortit sur la terrasse inondée de soleil. Décembre s’annonçait. Véra venait de la quitter.
Cette semaine passée ensemble à écumer sans succès les agences de l’arrière-pays, elle n’était pas prête de l’oublier !
A Mougins, lors d’un déjeuner à la Gaudinade, devant une tartine au chèvre chaud, Alice s’était brusquement, avec violence, ouverte à Véra de son sentiment lancinant de solitude, de ses doutes concernant son mariage et de ses rêves d’écriture. Véra avait posé doucement sa main sur la sienne et lui avait répondu que le vide qu’elle ressentait était normal. Seul un amour plus grand, l’Amour de Dieu pourrait combler son cœur. Face à la sincérité désarmante et au ton sérieux de son amie, Alice avait mesuré son propre désarroi, cette lente érosion de tous ses sens qui instillait en elle un poison redoutable : le dégoût de la vie.”

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